Une Banque de Développement
pour l'Emploi et la Productivité



La formule pour la prospérité nationale est très simple:
du travail productif pour tout le monde.
Oui, c'est possible. À l'heure actuelle.
Et la clé, sans surprise, c'est l'investissement.

La création d'emplois exige du capital – en quantité suffisante et avec une garantie de fiabilité financière à long terme pour assurer qu'une entreprise soit correctement équipée et capable de maintenir les normes internationales les plus élevées en matière de conception, de production et de commercialisation. Une Banque de Développement spécialisée peut répartir la croissance à travers le pays, créer des emplois et fournir les moyens aux entreprises existantes pour maximiser leur compétitivité, ainsi que pour les améliorations régionales et nationales des infrastructures. Les investissements régionaux peuvent amener l'industrie et la croissance aux secteurs traditionnellement sous-développés. Celle-ci n'est guère une nouvelle idée.

Napoléon III devint président et empereur de la France en décembre 1852. L'industrialisation et la découverte scientifique gagnaient déjà du rythme en Europe. Cela impliquait, à son tour, que le secteur bancaire favorise l'industrie et l'infrastructure, contrairement au système bancaire existant en France qui était presque exclusivement et très prudemment géré par le baron James de Rothschild. Le Crédit Foncier et le Crédit Mobilier nouvellement établi ont financé et encouragé l'investissement dans l'expansion des industries textile, chimique, sidérurgique et métallurgique ainsi que dans l'agriculture. Le réseau ferroviaire est passé de 3 000 km en 1852 à 18 000 km en 1870.

En 1818, une «Banque d'Assistance» fut créée en Westphalie pour développer l'économie de la région et pour financer les projets de travaux publics. Témoin de son succès, le roi de Prusse ordonna la création d'une banque semblable en Rhénanie en 1847. Ces deux banques devinrent plus tard Landesbanken et contribuèrent à faire de la région du Rhin-Westphalie l'une des zones industrielles les plus productives de l’Europe. Dans les années suivant la seconde guerre mondiale, les Landesbanken ont de nouveau joué un rôle majeur dans la création du «Miracle économique» de l'Allemagne, notamment grâce à la fourniture d'un financement continu aux «Mittelstand», les petites et moyennes entreprises allemandes dans leurs régions respectives.

Fondé en Espagne basque en 1956, le groupe Coopérative de Mondragon illustre clairement les liens continus entre les services bancaires d'investissement et les entreprises bénéficiaires. La «Banque des Ouvriers» prévoit l'investissement en tant que banque de développement local, offre des conseils techniques et financiers pour le démarrage de l'entreprise, puis surveille la production, la qualité et la performance financière dans un processus de coopération et de partenariat en cours. Cela suppose également un engagement, assurant des financements pour une planification à long terme et des investissements en productivité, la recherche et le développement des produits et des services de nouvelle génération, en conjonction avec l'apprentissage et l'enseignement supérieur qui sont également parrainés par la Coopérative. Le groupe emploie aujourd'hui 85.000 travailleurs avec un chiffre d'affaires de 15 milliards d'euros.

Le concept des prêts basés sur, et assurés par le projet lui-même, soutenu par une surveillance continue, est fondamentale, simple, bien établie et éprouvé. Il peut créer des emplois sûrs et productifs, ainsi que l'expansion économique et la productivité, partout sans augmentation de la dette publique.

La formule pour la prospérité nationale est très simple: du travail productif pour tout le monde. Une Banque de Développement dédiée à la maximisation des emplois et la productivité peut en faire une réalité.


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